FANDOM


La Pénombre, ou en shari'falien appelée Alsin qui n'a pas d'équivalent mais qui est alors nommée "prison de la Fange" pour la traduction, est un ancien établissement pénitentiaire située sur l'île de Morke (île de l'obscurité, pour la traduction littérale), elle-même se trouvant en théorie au nord-ouest de Shari'fal dans une brume d'obscurité artificielle créée en même temps que le prison, il y a environ sept mille ans, et par la suite entretenue par les résidents.

A cause de sa localisation et de l'absence de lumière, le climat y est l'endroit le plus froid de la nation et ceux s'en étant rapprochés y décrivent un froid plus intense qu'au centre du continent gelé du Norfendre alors que le cœur de la prison est quant à lui d'un climat plus apte à la vie. Il y aurait donc, par exercice de pensée, une "barrière" qui absorberait la chaleur au fur et à mesure que l'on s'en approche.

Décrit à présent comme une nation indépendante, les résidents semblent se considérer comme des shari'faliens à part entière et n'ont donc pas de drapeau pour se représenter, bien que les autres parties de la nation représentent souvent ce dernier par un carré blanc brisé en deux par une ligne sombre, elle-même tranchée en diagonale du nord-ouest au sud-est, délimitant ainsi quatre zone dont celle en haut à gauche tend davantage vers le gris. Cela représente bien entendu la localisation supposée de la prison mais également, sert à appuyer le fait que celle-ci est un lieu de débauche et de vice. Et pas de ceux que les tordus cherchent dans l'esprit populaire.

Le laboratoire de la Fange Modifier

Originellement, l'idée était d'y enfermer les criminels les plus dangereux ou plutôt, de les exiler dans un lieu coupé du reste des terres mais également du Temps, de manière plus symbolique, en privant ceux-ci de lumière avec des apparitions annuels du soleil lors des grandes fêtes de Shari'fal. Bien entendu, la nuit, pour préserver les pouvoirs, la zone de pénombre y était retirée, pour l'observation astronomique, afin de rappeler la religion aux condamnés.

Avec des conditions dures et les risques pour les gardiens, quelques scientifiques décidèrent d'y instaurer un régime particulier, en dehors de toutes les lois, avec l'appui bien évidemment du gouvernement en place. Ce régime consistait à alimenter un cycle de violence au sein même de la prison pour que les pensionnaires y soient torturés par leurs propres camarades jusqu'à eux-même reproduire le même comportement. Ainsi, une micro-société s'y était doucement installée, basée sur la violence réciproque, la loi du plus fort, avec des règles introduites par les sujets de test eux-même. Du point de vue de l'observation, ces derniers étaient des animaux en cage dans une situation de stress intense et constant, dont les évolutions pouvaient servir pour la suite à la prévention de crimes ou des études comportementales plus larges.

Une trentaine d'année plus tard, voyant que les prisonniers installaient des rituels de plus en plus violents, les craintes d'évasion se firent de plus en plus fortes en plus d'une peur des réactions du public. Pour éviter tout cela, la prison fut officiellement fermée bien que l'on y envoyait encore des gens, particulièrement des criminels politiques. Pourquoi? Pour agir dans l'ombre? Rien de tout cela. Les prisonniers s'étaient rebellés lors des tentatives pour les faire sortir de ce trou à rat et les autorités sur place furent éjectées de la place, laissant penser à un sentiment indépendantiste ou la création d'une base criminelle, ce qui ne vint jamais, ou plutôt, pas dans le sens que les observateurs pensaient.

L'Incident du Prince Modifier

L'Incident du Prince fait référence à un épisode particulier de la prison qui permit aux gens extérieurs de constater l'état des lieux. Un jeune prince-marchand gobelin de Nanoneas avait été enlevé et jeté sur les rives de l'île de Morke par des trafiquants de tabac. Arrogant et sûr comme pouvait l'être le gobelin, ce dernier tentait de marchander sa vie mais ne se doutait pas du monde dans lequel il venait d'être invité...

Cet évènement était également un génocide, dans le sens figuré du terme. Une holocauste où les gens envoyés pour récupérer le prince étaient systématiquement brûlé vifs sur les rives, ou parfois juste installés sur des pals, éclairés par d'autres carbonisant, avec une troisième représentation sur les tapisseries à ce propos montrant des épouvantails vivants, sorte d'amalgames entre les gardes et les mercenaires envoyés. Ainsi, les pertes furent tels dans le camp de Shari'fal qu'il y eut tentative de communication. de négociation, introduisant un personnage important pour la prison et se rapprochant des amalgames des tapisseries.

La Forme Modifier

Dépourvu de nom autre pour le définir, la Forme est un agent de Alsin. Agissant comme émissaire ou négociateur, il s'agit du premier être découvert par Shari'fal depuis l"indépendance" de la prison. Lors de sa première apparition, il était également le garde du corps du prince-marchand revenu pour émettre son souhait pour rester sur la petite île.

Concentrée de biotechnologie, la Forme était souvent représentée comme un être longiforme couvert de coutures et de tissus divers, avec quelques parties métalliques pour protéger exclusivement les organes les plus importants et s'enfonçant dans la chair pour éviter que quelqu'un n'ait l'idée d'enfoncer une lame dans ses chairs molles dans l'espoir de contourner ces protections. Avec un masque de théâtre, représentant à la fois la joie et la tristesse, il représente "très bien" ce que l'on pourrait s'attendre à voir là-bas, avec un soupçon de diplomatie et de calme nécessaire selon lui à se contenir dans le monde extérieur, rempli de débauches selon les standards de l'ancienne prison.

"Des dégénérés" Modifier

« - ... Selon les standards de l'ancienne prison. »
Ces mots interrogent... Comment la société a-t-elle évoluée, à l'écart de tout et privée de la lumière du Soleil? Contaminés par ce qui est considéré comme un virus inconnu, bien qu'aucune trace de contagion ne soit à déplorer par les gens ayant croisés la Forme ou une autre personne de la prison, les légendes urbaines continuent à propager l'idée selon laquelle un contact avec les fluides d'un "alsin", plus couramment une morsure, peut provoquer une folie invitant les infectés à réaliser leurs plus sombres envies. Ainsi, sur l'île, il n'y a pas un seul moment où quelqu'un n'est pas torturé et le calme du monde extérieur aura plutôt tendance à mettre mal à l'aise les habitants, produits par viols et nés par des grossesses traumatiques (pour les ventres les plus solides, il y a dans certains musées sur le sujet des représentations de femmes troncs accrochées tête en bas en train d'accoucher).



La loi du plus fort semble continuer d'y être une règle générale et les habitants cultivent ainsi un culte morbide pour le sang et la douleur, représentant selon eux de la vie elle-même. A noter que même si les représentations montrent des blessures graves ne permettant pas une vie normale par la suite, les alsins torturent généralement sans provoquer des traumatismes corporels incapacitants car là est un rituel quotidien, plus intense si vous êtes un "venu de dehors" afin de vous convertir à cette sombre vie.

Une chose les plus remarques dans cette société est probablement l'esprit de ruche, provoquant ironiquement autant de douleur au torturé qu'au tortionnaire, leur permettant par la suite d'eux-mêmes se prendre des coups en relativisant davantage et pouvant ainsi davantage profiter des "délices divers et variés" offerts par les sensations. Inutile de préciser que les traces de chirurgie sont un signe distinctif des personnes vivants là-bas car une blessure pouvant entraîner la mort est quant à elle soignée et sur ce point, l'île de Morke est en quelque sorte à la pointe de la médecine, pouvant facilement réparer quelqu'un ou le maintenir en vie.

Cet effet de foule est tel que la cellule familiale est totalement absente de la vie d'un alsin qui aura plutôt à considérer les autres comme des cousins systématiquement. La notion même de "nom individuel" est introuvable dans les mœurs, les gens s'appelant par des insultes ou des provocations spécifiques ou par les rôles. Quant à ces rôles, ils semblent être attribués à la naissance ou si un habitant montre certaines qualités appelées "vertus" correspondant à une tâche particulière. Il est rare, pour ainsi dire impossible, pour un enfant d'être avec ses parents, vue l’hyper-spécialisation et l'exemple le plus représentatif a déjà été évoqué plus haut avec les "pondeuses" qui sont des femmes remarquées pour leur capacité à donner naissance à une progéniture pleine d'énergie et nombreuse lors d'évènements annuels où les hommes et femmes se retrouvent ç'en dessus dessous. Ces femmes sont par la suite enfermées et n'ont plus besoin de manger, les "nurses" s'en occupant pour elles, et qu'est-ce que sont que les nurses...? Des symbiotes de nature végétal développés sur l'île et dont l'origine exacte est inconnue.

Un danger? Modifier

Étrangement, non. Hormis si vous arrivez là-bas et que vous êtes recueilli, cas dans lequel vous ne voudrez plus vous échapper après les nombreuses tentatives de "conversion", chose rapide grâce aux millénaires d'expérience des détenus. Oui, le fait de ne "pas vouloir partir" est également une caractéristique commune aux alsins.

Sinon, comme dit plus haut, ces derniers continuent à entretenir les sortilèges autour de la prison, ce qui implique que ces derniers sont capables de magie. Avec une telle mentalité, n'est-ce pas le risque de voir la Légion débarquer à tout moment? Non, étrangement. Les habitants ont une aversion pour les démons, ainsi qu'une plus grande résistance contre eux. La magie qu'ils utilisent est extrêmement pure, au point tel qu'elle a tendance à brûler les magiciens, ce qui ne les dérange pas réellement mais vous devez déjà comprendre pourquoi...

Il y a également un semblant de Justice sur l'île, même si cela peut surprendre en vue des mœurs en cours et le fait qu'une "peine de mort" peut être donnée, il y a des chances pour que les alsins aient aussi leurs limites, chose expliquant peut-être l'aversion pour les forces du Néant, soutenus par l'endoctrinement constant de Morke. Aussi, après l'Incident du Prince, les habitants ont compris que convertir à tout va n'était peut-être pas la bonne chose à faire, ainsi des demandes peuvent être introduites auprès du gouvernement de Shari'fal pour se rendre là-bas en relative sécurité. Il faut bien comprendre que pour eux, la prison n'est pas l'île mais l'extérieur et que les politesses y sont relativement différentes. Exemple, serrer la main est grossier, sourire (de manière aimable, précisons-le) est un acte menaçant et l'équivalent d'une insulte. Raison pour laquelle la Forme semble insensible émotionnellement, pour pouvoir parler de la Justice des siens sans se sentir souillée à chaque interaction, même si les négociations restent généralement très difficiles avec les gens du dehors à cause de ces nombreuses différences.

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard