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La découverte de Shari'fal est connue pour avoir été un facteur ayant obligé les premiers kaldorei sur place à revenir vers des mœurs plus dures, loin des considérations de leur ancienne société. Ainsi, l'esclave a été l'une de ces choses revenues (ou venues, selon ou pas que vous pensez que les elfes de la nuit étaient des doux).

Cela était d'abord un service rendu à une personne à laquelle une dette avait été contractée. La première forme d'esclavage shari'falien était donc une forme de remboursement mais cela n'était pas une exclusion de la classe sociale du fautif, ce dernier pouvant continuer à tenir son commerce ou bien, pouvait se marier et ne pouvait d'ailleurs pas été séparé de sa famille pendant la durée de son esclavage.

Très vite, ces esclaves ont acquis une valeur marchande et en cas d'une dette trop élevée, il pouvait y avoir une forme de séquestration ou alors, l'individu pouvait être vendu afin de rembourser la dette de son employeur. L’État quant à lui pouvait également les racheter afin de s'en servir comme main-d’œuvre contre une rémunération, un statut d'employé bien plus agréable qui faisait revenir l'individu à ses droits précédents (ne pas être séparé de sa famille, tenir un commerce en parallèle de son travail auprès des plus hautes instances...)

Le pire cas d'esclave était les prisonniers de guerre, ceux-ci n'ayant ni famille, ni commerce sur les terres ici, étaient surtout utilisés pour renouveler le patrimoine génétique de Shari'fal afin de limiter les zones où la consanguinité était davantage fréquente. Après cette période, les esclaves les plus pauvres étaient moins bien traités : frappés en place publique, exécutions... Il fallait savoir que malgré les classes sociales, il y avait un système de "diminution selon la faute", faisant qu'un seigneur terrien pouvait très bien finir auprès d'un criminel auparavant esclave. Cela avait un effet dissuasif, faisant comprendre que l’État ne protégerait pas les criminels, riches comme pauvres. (En théorie)

Afin d'éviter que les prisonniers de guerre soient confondus avec les gens venant de l'extérieur, ces derniers se devaient d'être parrainés et étaient ainsi sous la protection d'un foyer qui se portait garant de sa bonne conduite. Une preuve encore que le peuple de Shari'fal était un peuple méfiant, mais qui ne commettait pas d'injustice gratuitement.

Il y a eu deux grandes révoltes d'esclaves dans l'histoire de l'île. La première, en -4 794, avait été violemment écrasée et les survivants punis au niveau de leurs droits, bien que beaucoup de récits d’héroïsme se soient inspirés de cette période qui avait alors travaillé l'esprit de liberté des conteurs de l'île. La seconde, par contre, fut l'un des facteurs du changement politique de -3 810 et a commencée peu avant la Noble Trahison, profitant du chaos ambiant, mais surtout d'une mesure peu populaire se résumant à castrer la plupart des esclaves en imaginant qu'un gêne serait responsable de leurs insurrections et mettant ainsi en avant la fierté raciale des shari'faliens, agaçant les autres races conquises sur l'île.

Vers -3 440, les esclaves ayant gagnés des droits lors de l'épisode de la Noble Trahison, travaillent maintenant pas pour des particuliers mais pour les seigneurs contre une rémunération plus conséquente, leur permettant de vivre plus confortablement qu'auparavant dans une situation similaire. Cela est dû en partie à cause de l’Église qui travaillait pour améliorer la condition de ces derniers.

Vers -2 560 cette fois, écriture du Code des Serviteurs, l'ensemble des règles pour les domestiques dont une partie est réservée pour les esclaves, consolidant et délimitant cette catégorie de la population, redéfinissant également les significations des marques apposées parfois en guise de punition, afin de créer un "alphabet" commun. Cela coagule un peu les évènements apparus après -3 000, où ceux commettant des crimes envers Shari'fal et ses habitants étaient souvent enlevés pour être jugés sur les terres des gens lésés.

Lors de cette vague d'enlèvement, les futurs esclaves et autres criminels étaient poussés dans les cales des bateaux, mourraient lors des voyages ou étaient alors exécutés sommairement avant, ou sur la route, afin que seuls les plus solides puissent restés en mer. Au fil des siècles, ces bateaux utilisèrent de plus en plus de petits ports dits "pirates" et amenèrent beaucoup d'humains en Shari'fal, cette nouvelle population étant à l'origine de la troisième grande révolte qui donna le Code de -2 560 cité plus haut.

Ce code mit en avant une prise de conscience générale et les politiques, de peur de nouvelles révoltes et de "fuites" vers les royaumes environnants, commencèrent peu à peu ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui une réelle abolition même si cette décision prit du temps, rendant obsolète la partie réservée aux esclaves dans le Code des Serviteurs. Si tous ne sont pas restés domestiques mais ont préférés partir dans les ordres religieux divers de Shari'fal, ou sont partis fonder les premières terres dites "libres" près de l'Atelier, il est indéniable que cette période a créé un immense vent de sympathie pour les maltraités, les esclaves.

De nos jours, les restes de l'esclavage sont souvent présents parmi les castes les plus hautes avec les enfants, qui sont très rapidement endoctrinés pour servir leur nation sur le champ de bataille et qui sont souvent utilisés en guise de bourreau, lors des exécutions publiques pour ceux n'ayant pas payés leur dette envers Shari'fal, les grands criminels.

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